Fondé en 1835
Depuis presque 200 ans, l’Alpage de Colombire traverse les générations en préservant son identité et son lien profond à la montagne.
L’Alpage de Colombire est né en 1835, d’une volonté commune de la région de l’actuel Crans-Montana de structurer et préserver un bien précieux. À cette époque, l’alpage était encore organisé en sections de lait, avant de devenir une société à part entière, avec ses règles, ses responsables et une gestion collective reconnue.
Ce choix marque le début d’une histoire faite de travail, de transmission et d’attachement à la montagne. Colombire n’est pas seulement un lieu, c’est un système de vie, façonné par les saisons, les hommes et le bétail.
Une vie rythmée par l’alpage
Constituée en 1835, l’Association de l’Alpage de Colombire assure la gestion et la préservation du patrimoine alpin qui lui est confié.
Elle veille à la conservation des bâtiments, des pâturages et des archives historiques, tout en garantissant une gestion durable et conforme aux statuts de la société.
Transmise de génération en génération, l’association perpétue l’esprit collectif et l’attachement au territoire qui ont fondé Colombire.
Un passé qui influence le futur
Des lieux chargés de mémoire
L’histoire de Colombire se lit aussi dans ses lieux. Chaque nom, souvent issu du patois, raconte une fonction, un usage ou une particularité du terrain.
Liste des lieux
1. Mari Montani
Le plus haut pâturage au pied du Grand Bonvin.
2. Le Pyan dè Féyta d’oû
À cette période, le bétail se trouvait dans cette région (assomption, mi-été).
3. La cabane du ski-club dè Molèin
Cabane du ski-club de Mollens.
4. Le Pichiour dè Colombire
Ruisseau, cours d’eau.
5. Tsijyère di Grandziette
Zyètro, où les vaches vont se coucher en plein air.
6. Le Chéy roûja
Le roc rose.
7. Lè Gôlye
Les gouilles, petits étangs temporaires (flaque d’eau).
8. Lè Toûle d’amoun
Ancienne Tsijyère. Les Taules d’en haut (plusieurs prés plats, tablards).
9. Lè Toûle dèjôt
Les Taules d’en bas. Tsijyère, maison des pâtres (plusieurs prés plats).
10. Lè Jyette di pîrre
Où les pierres dorment.
11. La Bovèrèche
Endroit pour la veillée nocturne des vaches.
12. La Cômba dè Marînda
Lieu pour le repas du bétail après la traite du soir (Marenda = le goûter).
13. Prabaronèt
Petits prés des Barons.
14. Pyan di fanôye
Pour info, à Chermignon, le fanò signifie le fenouil.
15. Prabaron
Les prés des Barons, le plus bel endroit de l’alpage (maison des bergers, avec fabrication du fromage).
16. Le Cramô di Catson
Parc à cochons.
17. Lè Salmette
La Chaux, la Tsa, les Salmettes. Partie haute des alpages, où le gazon est court, où l’on laisse le bétail paître à l’abandon.
18. Lè Sèri
Cave à fromages.
19. Le Poyour
Le premier jour d’alpage, le mélange des vaches se fait à cet endroit.
20. Pâr dou crouéy tèin
Parc du mauvais temps, pour Colombire parc clôturé par une enceinte de pierres.
21. Lè Bôrlâ
Terrain, clairière défrichée par le feu ou forêt victime d’un incendie.
22. La Crouéye côouta
Pente très rapide sur la montagne de Colombire.
23. Clô di Litte
Endroit réservé pour pâturer en cas de neige sur les hauts.
24. Intre dô Chéy
Entre deux rochers.
25. Pyan dou Chaléin
Endroit où les bergers étalaient du sel sur la prairie.
26. Insian Poyour
Ancien Poyour.
Un héritage vivant
Au fil du temps, Colombire évolue, se transforme et s’adapte. L’ouverture au public, les aménagements et la mise en valeur du site permettent aujourd’hui de partager ce patrimoine avec un public plus large, tout en conservant son essence.
L’alpage reste avant tout un lieu vivant, où passé et présent cohabitent naturellement.